1. Ouverture et fermeture face à l'étranger

1975
Non à
M. Schwarzenbach

Sur un fond rouge uniforme, cette affiche montre une représentation du territoire helvétique. De couleur noire, ses contours sont flous. Elle comporte une croix blanche en son sein. Par la mention Non à M. Schwarzenbach et la représentation évanescente de la Suisse, le Parti radical se prononce contre les initiatives « contre la surpopulation étrangère », considérées comme une menace pour le pays, puisque celles-ci diluent ses valeurs et effacent, petit à petit, la Suisse telle que le parti entend la défendre.
2. Economie et démographie

1974
Même si...

Le Parti socialiste suisse se distancie ici partiellement du discours classique de la droite libérale. L’argument économique est ainsi remplacé par celui de la solidarité envers les étrangers qu’expriment les mains serrées à la verticale, qui viennent se placer devant le texte : les travailleurs suisses prêtent main-forte à leurs camarades immigrés. Au-delà du symbole, la solidarité socialiste envers les étrangers peinera à se concrétiser avant les années 1970.
3. Droits humains

1977
Ras le bol

De par son choix délibéré de ne représenter aucun person- nage, ni étranger, ni suisse, l’argumentation développée ici vise simplement à exprimer le ras-le-bol des citoyens face à ces deux nouvelles votations sur l’« emprise étrangère ». Il s’agit effectivement, en moins de dix ans, des quatrième et cinquième initiatives lancées en la matière. Désignés comme xénophobes, ces objets sont condamnés sans autre argumentation. Le message blâme l’acharnement de certains partis à vouloir réduire la part de la population étrangère.
4. Diversité culturelle

2007
Une société
Multiculturelle
a ses limites

En insérant une mosquée dans un paysage de Suisse centrale, avec le Cervin en arrière-plan, l’Union démocratique fédérale suggère que l’église a été supplantée au milieu du village par un lieu de culte islamique, symbole de l’altérité culturelle et religieuse absolue. La représentation d’une Suisse stéréotypée donne également lieu à un patchwork identitaire d’images hétérogènes. L’attaque contre le multiculturalisme débouchera sur une initiative, acceptée le 29 novembre 2009, contre la construction de minarets.