1. Ouverture et fermeture face à l'étranger

1975
Non à
M. Schwarzenbach

Sur un fond rouge uniforme, cette affiche montre une représentation du territoire helvétique. De couleur noire, ses contours sont flous. Elle comporte une croix blanche en son sein. Par la mention Non à M. Schwarzenbach et la représentation évanescente de la Suisse, le Parti radical se prononce contre les initiatives « contre la surpopulation étrangère », considérées comme une menace pour le pays, puisque celles-ci diluent ses valeurs et effacent, petit à petit, la Suisse telle que le parti entend la défendre.
2. Economie et démographie

1974
500'000
étrangers

Cette affiche met en relation la présence d’étrangers en Suisse et la survie des assurances sociales, abordant ainsi une importante question démographique. L’immigration limite en effet le vieillissement de la population suisse. Grâce à la surreprésentation des étrangers dans la population active, le financement des assurances sociales, et notamment de l’AVS, est par conséquent soutenu par l’immigration. Les initiatives populaires qui en demandent la limitation pourraient donc être lourdes de conséquences pour les retraités représentés ici.
3. Droits humains

2006
Tables de la loi
selon Blocher

L’affiche fait référence à Moïse et aux Tables de la loi à travers une représentation caricaturale de Christoph Blocher sur la montagne, portant les lois sur les étrangers et l’asile. Celui-ci foule au pied le symbole de la justice, ainsi que les textes de la Convention de Genève et de la Constitution fédérale. A l’arrière- plan, trois individus fuient horrifiés devant cette figure. Diabolisant Christoph Blocher, l’affiche fait du tribun l’ennemi absolu et dénonce ses propositions jugées contraires aux valeurs et aux droits humains.
4. Diversité culturelle

2009
Minarettverbot

La partie supérieure de l’affiche est occupée par une femme voilée, derrière laquelle se dressent des minarets sur un sol constitué du drapeau national. Le risque d’une « islamisation » de la Suisse est par conséquent décrit à travers l’utilisation de deux symboles immédiatement identifiables : la burqa et le minaret. Ce dernier est d’autant plus effrayant que sa forme rappelle celle d’un missile. L’amalgame est ainsi fait avec la menace du terrorisme islamiste et la supposée volonté des musulmans d’imposer leur pouvoir politique et religieux. Pour les initiants, le minaret symbolise effectivement le désir de conquête du territoire européen par l’Islam.